Renouvellement de la convention collective des stagiaires postdoctoraux du SERUM

La convention collective des stagiaires postdoctoraux arrive à échéance le 21 février 2019. Afin d’élire les représentants des Postdoc qui siègeront sur le comité de négociation, une Assemblée générale a eu lieu le 23 octobre dernier. Trois personnes ont été élues à l’unanimité: Nicolas Sacré (Chimie),CorentinPerret Gentil (CRM)et Anthony Bosson (Neurosciences). Sur ce comité siègeront aussi Willemieke Kouwenhoven(représentante Postdoc au conseil exécutif du SERUM) et France Filion (présidente SERUM). Ils seront assistés dans leurs travaux par Laurence Fortin-Pellerin (conseillère syndicale SERUM) et Alain Lachapelle (négociateur AFPC).

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Lettre au recteur

Monsieur Breton,

En tant qu’employé de la recherche de l’Université de Montréal, je considère mon apport à l’institution comme étant d’égale importance à tout autre employé. Pourtant, mes collègues et moi partageons des conditions de travail nettement désavantageuses, où la précarité d’emploi et les salaires inférieurs sont la norme. Tristement, ce fait ne semble nullement émouvoir l’institution, vu son fatalisme et son inaction devant un tel constat.

Je suis tout à fait conscient que la recherche se nourrit à même les fonds spéciaux et que la parité à l’égard des fonds courants est illusoire dans le présent modèle de financement. Toutefois, je refuse d’accepter ce statu quo alors qu’au même moment le gouvernement, conscient du problème, met en action une série d’initiatives de soutien à grande échelle pour la recherche et l’enseignement supérieur (3.9G). Bien sûr, les retombées pour l’institution sont évidentes, mais qu’y aura-t-il pour nous? L’Université est mon employeur, et donc responsable de mes conditions de travail. Il lui revient de faire les représentations utiles de sorte à sécuriser les emplois de la recherche au sein de son institution.

Mes collègues et moi ne méritons pas d’être ainsi traités comme des employés de seconde classe dans ce qui est la plus grande Université de recherche au Québec. Et certainement pas à l’heure où le Québec se préoccupe activement  de la pérennité de la recherche.

En conséquence, je considère les revendications de mon syndicat comme étant raisonnables et demande à ce que mes conditions soient bonifiées (harmonisation des échelles salariales entre PRO et PSA), en toute conscience des efforts financiers déployés par le gouvernement.  J’ose croire que les parties reprendront rapidement les négociations, conscientes de l’importance que revêt la recherche pour l’Université de Montréal.

Pierre Bissonnette
Responsable des communications et de la mobilisation
SERUM

Le SERUM dans le métro !

Comme vous le savez, les employés de la recherche de l’Université de Montréal négocient présentement le renouvellement de leur convention collective. Nous  considérons qu’il est essentiel à ce moment de faire publiquement acte de notre contexte de travail qui est caractérisé par la précarité d’emploi, des salaires inadéquats et un fatalisme chronique de l’Université face à notre situation pourtant criante. Au final, nous sommes des employés de seconde classe au sein de ce qui s’avère être la plus grande institution de recherche au Québec.

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Une deuxième convention pour les PSA !

Lors de l’Assemblée générale spéciale du SERUM-PSA qui s’est tenue le 21 juin dernier, les membres ont voté en faveur de l’entente de principe à plus de 90 %. La convention a été signée le 29 août 2019 en présence du recteur, du vice-recteur, de la directrice des Ressources humaines et de votre comité de négociation composé de France Filion, présidente du SERUM, Hélène Richard, responsable PSA, France Lebel, trésorière et Line Garneau, membre de l’équipe de négociation.

Nous sommes très heureux de cette nouvelle convention collective et nous désirons vous en rappeler les grands points :

• Nouvelle structure salariale qui reflète l’exercice d’équité;
• Rattrapage salarial avec les employés sur fonds courant de l’Université au terme de la convention;
• Indemnité de retraite sous certaines conditions.

Le Comité de négociation est fier du travail accompli, malgré les embûches que nous avons connues en cours de route. L’appui des membres, qui ont fait part de leur mécontentement auprès de la direction de l’Université tout au long de la négociation, a eu un effet bénéfique et nous sommes convaincus que nous n’aurions pas obtenu cette entente de principe sans cette approche.