Première Assemblée générale des stagiaires postdoctoraux du SERUM

En vertu du certificat d’accréditation accordé le 8 avril dernier par la Commission des relations du travail et qui confirme la syndicalisation des stagiaires postdoctoraux , le SERUM a entamé son travail afin de débuter les négociations le plus rapidement possible dans le but d’obtenir une première convention collective avec l’Université de Montréal.

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Lettre au recteur

Monsieur Breton,

En tant qu’employé de la recherche de l’Université de Montréal, je considère mon apport à l’institution comme étant d’égale importance à tout autre employé. Pourtant, mes collègues et moi partageons des conditions de travail nettement désavantageuses, où la précarité d’emploi et les salaires inférieurs sont la norme. Tristement, ce fait ne semble nullement émouvoir l’institution, vu son fatalisme et son inaction devant un tel constat.

Je suis tout à fait conscient que la recherche se nourrit à même les fonds spéciaux et que la parité à l’égard des fonds courants est illusoire dans le présent modèle de financement. Toutefois, je refuse d’accepter ce statu quo alors qu’au même moment le gouvernement, conscient du problème, met en action une série d’initiatives de soutien à grande échelle pour la recherche et l’enseignement supérieur (3.9G). Bien sûr, les retombées pour l’institution sont évidentes, mais qu’y aura-t-il pour nous? L’Université est mon employeur, et donc responsable de mes conditions de travail. Il lui revient de faire les représentations utiles de sorte à sécuriser les emplois de la recherche au sein de son institution.

Mes collègues et moi ne méritons pas d’être ainsi traités comme des employés de seconde classe dans ce qui est la plus grande Université de recherche au Québec. Et certainement pas à l’heure où le Québec se préoccupe activement  de la pérennité de la recherche.

En conséquence, je considère les revendications de mon syndicat comme étant raisonnables et demande à ce que mes conditions soient bonifiées (harmonisation des échelles salariales entre PRO et PSA), en toute conscience des efforts financiers déployés par le gouvernement.  J’ose croire que les parties reprendront rapidement les négociations, conscientes de l’importance que revêt la recherche pour l’Université de Montréal.

Pierre Bissonnette
Responsable des communications et de la mobilisation
SERUM

Le SERUM dans le métro !

Comme vous le savez, les employés de la recherche de l’Université de Montréal négocient présentement le renouvellement de leur convention collective. Nous  considérons qu’il est essentiel à ce moment de faire publiquement acte de notre contexte de travail qui est caractérisé par la précarité d’emploi, des salaires inadéquats et un fatalisme chronique de l’Université face à notre situation pourtant criante. Au final, nous sommes des employés de seconde classe au sein de ce qui s’avère être la plus grande institution de recherche au Québec.

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Une première convention pour les PSA !

Lors de l’assemblée générale spéciale du SERUM-PSA qui s’est tenue le 28 août dernier, les membres ont voté en faveur de l’entente de principe à 92 %. La convention a été signée le 23 septembre 2013 en présence du recteur, du vice-recteur et de votre comité de négociation composé de France Filion, présidente du SERUM, Tania Rostane, responsable à la convention collective, Josée Tessier et Marie-Claude Labonté, membres de l’équipe de négociation, et Alain Lachapelle, négociateur représentant l’AFPC-Qc.

Nous sommes très heureux de cette nouvelle convention collective et nous désirons vous en rappeler les grands
points :

• Augmentation de salaire (PSG) rétroactive au 1er mai 2013;
• Boni à la signature de 1,75 % pour ceux à l’emploi de l’UdeM avant ou depuis le 1er mai 2011 et de 0,75 % pour ceux embauchés entre le 1er mai 2011 et le 1er mai 2012;
• Garantie d’augmentation d’un échelon chaque année;
• 23 jours de vacances après 1 an de service, 24 jours après 12 ans de service et 25 jours après 15 ans de service;
• Congés parentaux payés à 90 % du salaire.

Le Comité de négociation est fier du travail accompli, malgré les embûches que nous avons connues en cours de route. La présence de l’arbitre lors des dernières rencontres syndicales patronales a eu un effet bénéfique et nous sommes convaincus que nous n’aurions pas obtenu cette entente de principe sans cette approche.