La négociation de la convention collective pour l’unité des professionnels.

Lettre au recteur

Monsieur Breton,

En tant qu’employé de la recherche de l’Université de Montréal, je considère mon apport à l’institution comme étant d’égale importance à tout autre employé. Pourtant, mes collègues et moi partageons des conditions de travail nettement désavantageuses, où la précarité d’emploi et les salaires inférieurs sont la norme. Tristement, ce fait ne semble nullement émouvoir l’institution, vu son fatalisme et son inaction devant un tel constat.

Je suis tout à fait conscient que la recherche se nourrit à même les fonds spéciaux et que la parité à l’égard des fonds courants est illusoire dans le présent modèle de financement. Toutefois, je refuse d’accepter ce statu quo alors qu’au même moment le gouvernement, conscient du problème, met en action une série d’initiatives de soutien à grande échelle pour la recherche et l’enseignement supérieur (3.9G). Bien sûr, les retombées pour l’institution sont évidentes, mais qu’y aura-t-il pour nous? L’Université est mon employeur, et donc responsable de mes conditions de travail. Il lui revient de faire les représentations utiles de sorte à sécuriser les emplois de la recherche au sein de son institution.

Mes collègues et moi ne méritons pas d’être ainsi traités comme des employés de seconde classe dans ce qui est la plus grande Université de recherche au Québec. Et certainement pas à l’heure où le Québec se préoccupe activement  de la pérennité de la recherche.

En conséquence, je considère les revendications de mon syndicat comme étant raisonnables et demande à ce que mes conditions soient bonifiées (harmonisation des échelles salariales entre PRO et PSA), en toute conscience des efforts financiers déployés par le gouvernement.  J’ose croire que les parties reprendront rapidement les négociations, conscientes de l’importance que revêt la recherche pour l’Université de Montréal.

Pierre Bissonnette
Responsable des communications et de la mobilisation
SERUM

Le SERUM dans le métro !

Comme vous le savez, les employés de la recherche de l’Université de Montréal négocient présentement le renouvellement de leur convention collective. Nous  considérons qu’il est essentiel à ce moment de faire publiquement acte de notre contexte de travail qui est caractérisé par la précarité d’emploi, des salaires inadéquats et un fatalisme chronique de l’Université face à notre situation pourtant criante. Au final, nous sommes des employés de seconde classe au sein de ce qui s’avère être la plus grande institution de recherche au Québec.

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